Résumé
Note de la rédaction
Goût : amer, épicé, avec une vraie présence en bouche
Rapport qualité-prix : bon produit, mais pas le plus abordable
Design et bouteille : sérieux, sobre, un peu old school
Nez et odeur : très marqué plantes et amaro
Plantes, base vin et composition : ça sent le travail sérieux
Présentation générale : un vermouth orienté cocktail
Points Forts
- Profil de goût intéressant : amer, épicé, avec une vraie présence en cocktail
- Tient très bien sa place dans les Negroni et Manhattan, ne se fait pas écraser
- Travail aromatique sérieux avec 38 plantes, bon pour ceux qui aiment les amari
Points Faibles
- Goût assez médicinal et amer qui ne plaira pas à tout le monde en dégustation pure
- Prix plus élevé que les vermouths rouges classiques de grande surface
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Mancino |
Un vermouth plus sérieux que la moyenne
J’ai ouvert cette bouteille de Mancino Vermouth Rosso Amaranto en mode test tranquille à la maison, en me disant que ça allait être un vermouth rouge de plus pour les Negroni. En vrai, ce n’est pas le petit vermouth sucré de base qu’on trouve en supermarché. C’est plus costaud en goût, plus amer, et clairement pensé pour les cocktails un peu travaillés. Si tu veux juste un truc doux à boire avec des glaçons devant Netflix, ce n’est peut‑être pas le meilleur candidat.
Je l’ai utilisé sur une bonne dizaine de jours, principalement pour des Negroni et quelques Manhattan, plus un ou deux essais en mode dégustation pure sur glace pour voir ce que ça donnait. Concrètement, on sent que c’est un produit plus travaillé que la moyenne : il y a plein d’arômes, ça tire sur l’herbal, l’amer, avec une vraie présence en bouche. Mais du coup, c’est aussi un peu moins “grand public” que des marques plus connues.
Ce qui m’a marqué dès le début, c’est le côté très “plantes” et “amaro”. La description parle de 38 plantes, avec notamment de la rhubarbe, du genévrier, des épices de Noël, etc. Sur le verre, ça se retrouve clairement : ça sent bon, mais ça part plus sur le médicinal/amer que sur le bonbon. Ça peut plaire si tu aimes les amari italiens et les trucs un peu toniques, mais si tu es habitué au Martini Rosso tout doux, tu vas être surpris.
Globalement, mon ressenti après cette période de test, c’est que c’est un vermouth qui fait le job pour des cocktails sérieux, avec une vraie identité. Par contre, ce n’est pas le plus facile à apprivoiser, et tout le monde autour de la table n’a pas accroché. Donc on est sur un produit intéressant, mais pas forcément universel. Je vais détailler point par point.
Goût : amer, épicé, avec une vraie présence en bouche
Au goût, le Mancino Rosso Amaranto confirme ce que le nez annonçait : c’est un vermouth avec du caractère. L’attaque est assez douce, avec le côté caramel et vanille qui arrive en premier, puis très vite ça bascule sur un amer de racines et de plantes. On ressent bien la rhubarbe, un côté racine médicinale, et les épices qui restent en bouche. La finale est clairement douce‑amère, comme indiqué dans la description, et ça reste un moment sur le palais.
Bu seul sur glace, c’est franchement intéressant si tu aimes les trucs un peu amers. Ça fait penser à un croisement entre un vermouth rouge classique et un amaro léger. Par contre, si tu es habitué à des vermouths plus sucrés, tu risques de le trouver un peu sec et un peu « médicinal ». Chez moi, sur trois personnes qui l’ont goûté nature, deux ont bien aimé, une a trouvé ça “trop herbes, pas assez gourmand”. Donc clairement, ce n’est pas un profil consensuel.
En cocktail, surtout en Negroni, il fait vraiment le job. Comparé à un Martini Rosso dans la même recette, le Mancino apporte plus de profondeur : on sent mieux les épices, l’amer est plus présent, et le tout est moins sirupeux. Dans un Manhattan, avec un rye un peu épicé, ça marche aussi bien, mais il faut doser un poil plus léger en vermouth si tu ne veux pas que le côté plantes prenne trop le dessus.
Concrètement, je dirais :
- Si tu aimes : amari italiens, bitters, vermouths un peu sérieux → tu vas probablement apprécier.
- Si tu préfères : boissons douces, vermouths sucrés, profils très ronds → ça risque d’être un peu trop marqué pour toi.
Rapport qualité-prix : bon produit, mais pas le plus abordable
Niveau prix, on n’est clairement pas dans la catégorie des vermouths d’entrée de gamme. Sans donner de montant précis (ça bouge selon les boutiques), on est plutôt sur un segment milieu/haut de gamme pour un vermouth. Quand tu compares avec un Martini ou un Cinzano achetés en grande surface, le Mancino est nettement plus cher. La question, c’est : est‑ce que ça vaut le coup ?
Pour moi, ça dépend vraiment de ton usage. Si tu veux juste un vermouth pour rallonger un peu de glace et d’orange de temps en temps, honnêtement, il y a moins cher qui fera très bien l’affaire. Là où le Mancino commence à être intéressant, c’est si tu fais souvent des cocktails type Negroni, Manhattan, Boulevardier, etc., et que tu veux un vermouth qui apporte vraiment quelque chose au mélange. Dans ce cas‑là, le surcoût se justifie plus facilement, parce que tu sens la différence dans le verre.
Autre point : avec ses 16 % d’alcool et son profil assez aromatique, on n’a pas besoin d’en mettre des tonnes par cocktail. Sur une bouteille de 75 cl, tu peux faire pas mal de verres. En usage “bar maison”, une bouteille peut te durer un bon moment si tu ne bois pas des Negroni tous les jours. Donc au final, le coût par cocktail n’est pas délirant, même si le ticket d’entrée est plus haut.
Mon avis perso :
- Bon rapport qualité‑prix si tu es déjà un peu dans le délire cocktails/amaro et que tu cherches à monter d’un cran par rapport aux vermouths basiques.
- Moyen si tu débutes ou si tu veux juste un vermouth simple pour l’apéro : tu paies pour des nuances que tu n’utiliseras peut‑être pas vraiment.
Design et bouteille : sérieux, sobre, un peu old school
Niveau design, on est sur une bouteille assez classique de spiritueux : format 75 cl, verre transparent, étiquette plutôt sobre. Ce n’est pas la bouteille la plus flashy du rayon, mais ça fait sérieux. Si tu as un petit bar chez toi, ça rend bien à côté des autres bouteilles, ça donne un côté un peu pro, sans faire bling‑bling. On voit bien la couleur foncée du vermouth, ce qui est plutôt pratique pour se faire une idée avant d’acheter ou de servir.
Ce qui m’a plu, c’est que la bouteille tient bien en main, le goulot est standard, donc pas de galère pour verser dans un jigger ou directement dans le verre. Pas de bouchon fantaisie, on est sur du fonctionnel. Pour un produit qu’on va souvent utiliser en cocktail, c’est ce que je préfère : pas besoin de se battre avec un bouchon compliqué ou un système de verseur intégré mal foutu.
Par contre, si tu cherches un truc très “cadeau” avec une bouteille ultra travaillée, là ce n’est pas le cas. C’est propre, mais assez basique visuellement. On sent que l’effort est plutôt allé dans le contenu que dans le contenant. Perso, ça me va : pour un vermouth, je regarde plus le goût que la déco, mais pour offrir à quelqu’un qui ne connaît pas, ça peut sembler un peu discret à côté de certaines marques plus voyantes.
En résumé :
- Points positifs : bouteille pratique, look sérieux, on voit bien la couleur, ça fait pro sur un bar.
- Points moyens : design assez neutre, pas très marquant, pas forcément “wahou” en cadeau.
Nez et odeur : très marqué plantes et amaro
Au nez, le Mancino Rosso Amaranto ne fait pas dans la discrétion. Dès qu’on verse un verre, ça envoie pas mal d’arômes. Ça sent le mélange de vanille, d’herbes, d’épices, avec un fond légèrement médicinal. On retrouve bien le côté “38 plantes” annoncé sur la fiche produit. Ce n’est pas un parfum simple, c’est assez chargé, mais ça reste cohérent. On est plus proche d’un amaro italien que d’un vermouth tout doux de grande surface.
Concrètement, ce que j’ai senti le plus, c’est :
- Un côté rhubarbe / racine, assez présent
- Des épices de Noël (cannelle, clou de girofle, un truc dans ce genre)
- Un fond vanillé et caramélisé, qui adoucit un peu
- Une touche de genévrier qui rappelle un peu le gin
Par rapport à d’autres vermouths rouges que j’ai à la maison, celui‑ci est clairement plus herbal et amer au nez. Si tu aimes les amari type Montenegro, Averna, etc., tu vas retrouver un esprit proche, même si ce n’est pas la même chose. Par contre, une personne chez moi qui préfère les alcools plus ronds a trouvé l’odeur “un peu médicinale”, donc ça ne plaira pas à tout le monde.
Pour les cocktails, ce nez prononcé est plutôt un avantage : dans un Negroni, on continue de sentir les épices et les plantes du vermouth même après l’ajout du gin et du bitter. Ça évite d’avoir un mélange trop plat. Mais en dégustation pure sur glace, il faut aimer ce style. En résumé : ça sent bon si tu aimes les trucs amers et épicés, sinon ça peut surprendre.
Plantes, base vin et composition : ça sent le travail sérieux
Sur la partie composition, on a quand même pas mal d’infos intéressantes. Le Mancino Rosso Amaranto est basé sur un vin de Trebbiano di Romagna, ce qui est un cépage blanc assez courant en Italie. Ensuite, ils infusent ce vin avec 38 plantes, dont 10 qui sont aussi utilisées pour les amari. On est donc sur un vermouth qui tire clairement vers l’univers des bitters et liqueurs amères italiennes, pas juste un vin sucré aromatisé à la va‑vite.
Dans les plantes mentionnées, on retrouve : vanille, rhubarbe, genévrier, bois grillé, myrrhe, chiretta, épices de Noël. Rien qu’en lisant ça, tu comprends que ça ne va pas être un truc neutre. La chiretta par exemple, c’est une plante très amère utilisée dans certains bitters. La myrrhe, ça donne ce côté un peu résineux/médicinal. Mélangé à la vanille et au caramel, ça donne ce contraste sucré/amer qu’on sent bien en bouche.
Point à noter aussi : présence de sulfites, comme indiqué dans les allergènes. Donc si tu es sensible à ça, il faut le savoir. Le degré d’alcool est à 16 %, ce qui est dans la moyenne haute des vermouths rouges. On sent qu’il est un peu plus “costaud” qu’un vermouth basique, mais ça reste loin d’un spiritueux à 40 % évidemment.
Ce que j’apprécie, c’est que malgré toutes ces plantes, le résultat reste assez cohérent. On n’a pas l’impression d’un mélange foutraque. Par contre, le revers de la médaille, c’est que ça donne un goût assez typé, qui ne sera pas forcément universel. Si tu cherches un vermouth simple, sucré, passe‑partout, ce n’est pas celui‑là. Si tu veux quelque chose de plus construit et un peu plus amer, là ça commence à devenir intéressant. On sent que ce n’est pas un produit d’entrée de gamme.
Présentation générale : un vermouth orienté cocktail
Sur le papier, le Mancino Rosso Amaranto, c’est un vermouth à 16 % d’alcool, bouteille de 75 cl, base de vin Trebbiano di Romagna, infusé avec 38 plantes, dont 10 utilisées pour des amari. Rien que ça, ça donne une idée du profil : on n’est pas sur un truc basique, mais sur quelque chose de plus chargé en aromatiques. Il est clairement affiché comme “parfait pour Negroni et Manhattan”, donc le positionnement est net : c’est un outil de bar plus qu’un apéro grand public.
En termes de couleur, on est sur un rouge amarante très foncé, presque brun, avec un côté caramel visuel quand on le fait tourner dans le verre. Ça colle bien à ce qu’on attend d’un vermouth rouge un peu sérieux. Le nez part direct sur la vanille, les épices, un côté herbes médicinales, avec un fond sucré/caramel. Ça sent bon, mais ça fait tout de suite “vermouth d’herboristerie”, pas sirop gourmand.
Pour situer, comparé à un Martini Rosso ou un Cinzano Rosso, le Mancino est plus intense, plus amer et plus herbacé. On sent que la marque vise plutôt les gens qui aiment les cocktails à l’italienne bien marqués, et les bartenders qui veulent sortir du classique. Si tu veux juste rallonger avec du tonic ou du soda, il y a plus simple et plus abordable sur le marché. Là, c’est plutôt une base pour recettes un peu pointues.
En pratique, je l’ai surtout utilisé dans :
- Negroni classique (gin, vermouth, Campari)
- Manhattan (rye/bourbon + vermouth rouge)
- Vermouth on the rocks avec zeste d’orange
Points Forts
- Profil de goût intéressant : amer, épicé, avec une vraie présence en cocktail
- Tient très bien sa place dans les Negroni et Manhattan, ne se fait pas écraser
- Travail aromatique sérieux avec 38 plantes, bon pour ceux qui aiment les amari
Points Faibles
- Goût assez médicinal et amer qui ne plaira pas à tout le monde en dégustation pure
- Prix plus élevé que les vermouths rouges classiques de grande surface
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Mancino Vermouth Rosso Amaranto, c’est un vermouth rouge sérieux, bien chargé en plantes, avec un vrai côté amaro et une finale douce‑amère qui marque. Ce n’est pas le vermouth “facile” qu’on sert à tout le monde sans réfléchir. Il a un profil assez typé : nez très herbal, notes de rhubarbe, d’épices de Noël, de vanille et de caramel, avec une amertume de racines qui reste en bouche. En cocktail, surtout dans les Negroni et les Manhattan, il fait clairement la différence par rapport aux vermouths plus basiques : il tient tête au gin, au Campari ou au whisky, et apporte une vraie profondeur.
Par contre, ce n’est pas parfait. En dégustation pure, il peut paraître un peu trop médicinal pour certains. Et côté budget, on est au‑dessus des vermouths de grande surface, donc ça n’a de sens que si tu comptes vraiment l’utiliser pour des cocktails un peu travaillés ou si tu aimes les profils amers. Pour résumer : je le conseille aux amateurs de cocktails classiques italiens/US qui veulent un vermouth plus sérieux et aux fans d’amari qui aiment les goûts marqués. Si tu cherches juste un vermouth doux et passe‑partout pour l’apéro, ou si tu débutes et que tu ne vois pas encore la différence entre les styles, tu peux clairement trouver plus simple et moins cher ailleurs.